
Dans l’enseignement supérieur, il est souvent difficile de faire travailler les étudiants sur l’injection plastique dans des conditions proches du réel. Les presses industrielles sont peu adaptées à l’expérimentation rapide, les moules métalliques coûtent cher, et les itérations prennent du temps.
Pour répondre à ce besoin, IMT (Institut Mines-Télécom) Nord Europe (IMT NE) a intégré plusieurs HoliPress dans ses projets pédagogiques et de recherche appliquée. L’objectif : permettre aux étudiants et aux chercheurs de concevoir des moules imprimés en 3D, injecter des pièces fonctionnelles, tester des matériaux recyclés ou biosourcés, et valider rapidement des concepts sans dépendre d’un outillage industriel lourd.
Résultat : une plateforme de travail concrète pour enseigner l’injection plastique, accélérer le prototypage et valoriser des projets à impact.
Au sein de plusieurs projets INTERREG FWVL (AGILITY, COMPOVERT, RE-ASSIGN) menés avec des partenaires académiques et industriels, IMT Nord Europe cherchait un moyen de :
L’enjeu n’était pas seulement de fabriquer des pièces, mais de créer un environnement où l’on peut apprendre, expérimenter, corriger, recommencer et montrer des résultats en peu de temps.
IMT NE a utilisé plusieurs HoliPress dans le cadre de projets INTERREG FWVL (comme AGILITY, COMPOVERT, RE-ASSIGN), ou encore d’actions autour du recyclage et des biomatériaux. Ces projets ont pour objectif d’accompagner les entreprises dans leur projets d’innovation, en les aidant à développer de nouveaux matériaux et process, notamment autour du recyclage. L’approche retenue est particulièrement intéressante pour l’enseignement, la recherche et le transfert industriel.
Au lieu d’utiliser l’impression 3D pour produire la pièce finale, elle sert à fabriquer l’outillage, en particulier les moules d’injection. Les étudiants et chercheurs peuvent ainsi travailler sur toute la chaîne de valeur :
Cette logique permet de transformer un cours ou un projet en expérience complète de fabrication, beaucoup plus engageante qu’un exercice purement théorique.
Dans le cadre d’un projet d’étudiants, couplé à un projet de recherche (AGILITY), l’équipe a travaillé sur la réparation de pupitres d’une école de musique. Une pièce cassait régulièrement au même endroit, ce qui entraînait l’immobilisation du matériel.
Les étudiants et chercheurs ont pu :
Ce projet a permis de produire plusieurs dizaines de pièces pour remettre en service une vingtaine de pupitres.
Ce type de projet mobilise en une seule séquence :
Autrement dit : un projet concret, visible, interdisciplinaire et à impact immédiat.
Dans un autre projet, l’IMT a utilisé HoliPress pour développer une coque de téléphone injectée à partir d’un PLA chargé en lignine, un biopolymère issu de fibres naturelles (projet COMPOVERT).
L’intérêt pédagogique était double :
L’équipe a pu :
Ce type de projet montre qu’une presse comme HoliPress ne sert pas uniquement à “faire des essais” : elle devient un outil d’apprentissage du raisonnement industriel, de la simulation au prototypage fonctionnel.
IMT NE a également utilisé HoliPress pour réaliser différents démonstrateurs :
Ces objets ont un véritable intérêt pédagogique : rapides à fabriquer et facilement personnalisables, ils offrent aux étudiants un résultat concret à l’issue d’un atelier tout en illustrant les principes de l’injection plastique.
Au-delà de l’enseignement, HoliPress devient un véritable outil de valorisation pour l’établissement. Réaliser des injections en direct lors de salons, de journées portes ouvertes ou d’événements permet d’animer un stand, de susciter la curiosité des visiteurs et de rendre les formations plus attractives. Voir une pièce être fabriquée sous leurs yeux aide les futurs étudiants à se projeter dans les métiers de l’ingénierie et de la plasturgie, tout en mettant en avant le savoir-faire de l’école et les projets réalisés par ses étudiants.
Avec HoliPress, l’IMT a pu prototyper, tester et corriger rapidement des pièces et des moules, sans attendre la fabrication d’un outillage métallique.
Pour les équipes pédagogiques, cela change tout : les itérations deviennent compatibles avec le rythme d’un semestre, d’un projet tutoré ou d’un stage.
Les étudiants ne se contentent pas d’apprendre la théorie de l’injection plastique : ils conçoivent, impriment, injectent, observent les défauts et améliorent le process.
C’est une façon très efficace d’enseigner : la conception de pièces injectées, le design de moules, les plans de joints, les évents, le refroidissement, le choix matière, les contraintes de démoulage, et l’industrialisation.
L’IMT a utilisé HoliPress pour tester des matières recyclées et des matériaux biosourcés. Pour les établissements qui développent des projets autour de l’économie circulaire, de l’écoconception ou des polymères durables, c’est un levier particulièrement intéressant.
Au fil des projets, plusieurs points se sont révélés particulièrement utiles dans un contexte d’enseignement et de prototypage :
Que vous soyez une école d’ingénieurs, une université, un IUT, une plateforme technologique, ou un Centre de Recherche, HoliPress s’intègre facilement dans un environnement d’enseignement, de recherche ou de transfert de technologie.
Elle permet d’équiper aussi bien un atelier pédagogique qu’un fablab ou un laboratoire, en offrant aux étudiants et aux enseignants un outil concret pour expérimenter, prototyper et valider rapidement leurs projets.
Utilisée dans le cadre des travaux pratiques, des projets tutorés, des stages, des activités de recherche ou des collaborations avec des industriels, HoliPress favorise une pédagogie par la pratique et permet de rapprocher les étudiants des procédés utilisés en entreprise.
Avec HoliPress, IMT NE a pu transformer l’injection plastique en outil pédagogique concret, au service de projets à la fois techniques, utiles et valorisables :
Pour un établissement d’enseignement supérieur et centre de recherche, c’est une manière efficace de rendre l’injection plastique plus accessible, plus concrète et plus rapide à enseigner et à utiliser — tout en créant des projets qui parlent autant aux étudiants qu’aux partenaires industriels.